La taoquête de plum'

Monde de l'Air - Air 6 : Reviens à ta quête accomplie. Comment as-tu réussi à surmonter les obstacles ?


 

Accomplie ? Alors que les limites de l'aboutissement sont sans cesse repoussées par de nouveaux défis ?
Il me semble que je ne pourrais jamais considérer ma quête comme totalement accomplie. Il en faudra d'autres encore. Oui, les obstacles, je les prends pour défis à présent. 


En revenant sur les étapes de ma quête, je retiens que d'y cheminer sur une longue durée m'a rendue plus réceptive aux mouvements invisibles, ceux qui tissent en profondeur le développement du vivant.
J'ai aussi compris que nous évoluons tous selon des cycles bien précis. Et qu'une floraison, c'est très très long ! Et qu'après le beau temps, re-boum la pluie.

On dirait en somme que plus le temps s'étale, plus le passage vers la profondeur, vers l'immuable devient accessible... 

 

 Il m'apparait que j'ai surmonté les obstacles comme ceci :

J'ai étalé ma quête, ce qui a multiplié les probabilités d'obstacles mais aussi leur résolution !

Je continue d'ailleurs encore de rencontrer des "obstacles" dans mon travail actuel, en démultiplié... Je vous explique : j'avais eu le cas de figure du chef despote et là, j'ai eu l'équipe despote avec pour défi : névrose collective !

Mes collègues - plusieurs femmes, passent leur journée dans un bocal à se chahuter, comme dans une cour de récré. A médire outrageusement et ouvertement les unes des autres, dès que l'intéressée s'absente du bureau, à qui montrera au chef qu'il est le meilleur au sprint, à qui paraîtra la plus rapide, la plus caustique, la plus grossière genre : "hé moi, je vais lui montrer de quel bois je me chauffe, moi je lui mets le doigt dans le c...", à s'envoyer des élastiques en pleine figure au milieu du travail, à se faire des farces de potache limite, bref à qui se distinguera le plus par son talent à créér des noeuds de plus en plus compliqués dans les rouages du dispositif en place.

Il me semble que la conjoncture économique et la course à la survie ne sont pas étrangers à ces nouveaux comportements étonnants, faits d'arrogance et d'excès. Retour de la loi du talion, régression vers les apprentissages primaires du "si je touche le manche de la casserole bouillante, ça fait quoi ?".

Je ne peux m'empêcher de voir cela comme une espèce de rétrogradation mentale collective, qui se bat désespérément pour instaurer le sacre de l'individu, affichant fièrement le message : "Si je touche le manche, eh bien je ne me brûlerai pas, na ! Parce que Moi, c'est Moi et allez vous faire frire un oeuf pour savoir comment j'ai fait !"
Tout le contraire du jeu du Tao. Aucune expérience individuelle ne semble commune au groupe. Quel gâchis.... :(

Je préfère penser que c'est peut-être là encore une fois, une phase de mutation vers quelque chose de plus sûr, peut-être un meilleur équilibre... Après tout, les mises à jour à la bonne heure se font couche par couche, n'est-ce pas... :-)


Bref si je récapitule, c'est toujours la même expérience qui se présente à moi, à chaque fois un peu plus décoiffante lol.  Maintenant que j'ai assimilé ça, je finirai bien par savoir comment mater la Bête !

Cette fois, c'était l'expérience de l'équilibre à trouver, de sa place à conserver mais dans le déséquilibre du groupe. Je me suis même demandée à un moment si ce n'était pas moi qui devenais pas nette....
Dans le même temps, cette fois-ci, on dirait que je me sens beaucoup plus étanche et solide. J'arrive davantage à rester concentrée sur mes buts de Tao. Je peux influer sur le mouvement dont je fais partie mais pas le faire plier à mes 4 volontés. Limites de l'arrogance aussi !

Et là, je pense ne pas être très loin de l'expérience actuelle de Mia, dans son travail. Je prends ce défi-là pour une bonne chose et c'est tout le fun ;-)

La maladie de mon fils m'a fait comprendre le sens du lâcher-prise, le "laisser-faire tout en faisant". Mon fils continue de guérir tout doucement. D'ici la rentrée prochaine, il devrait reprendre ses repères. Je lui pose très progressivement de nouveaux jalons.

  Dans le même sillage, j'ai appris avec cette expérience, ce que voulait dire enfin : vivre dans le présent. Depuis que je ne tiens plus l'expérience de mon passé pour valeur absolue (amnésie aidant ;) ), j'arrive à ne plus m'inquiéter pour mon futur, surtout le futur.

J'ai compris qu'à trop faire de pronostics et de supputations sur mon avenir, je resterai encore longtemps suspendue dans le temps, et rien de concret au présent, ne se réalisera pour moi.

 

 Je veux que cette valeur m'accompagne toujours et en tout lieu. C'est sans doute cela le joker de la Force Tranquille qui me manquait :-) 

Voilà je pense avoir fait le tour de ce que ma quête m'aura appris. Que de notions dont j'entendais parler, sans en imaginer une once d'application pratique... ! Maintenant, je sais un peu mieux :).

 

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Re-définition de l'invisible

 

 
Je n'abandonne pas.
Juste besoin d'un recadrage, un refocusing sur l'Invisible.

Une notion qui fait son chemin, qui reste troublante
et qui travaille ...

 Avant mon entrée en quête, j'aurais été incapable

de trouver une définition à l'Invisible.


Pieds : 
 
Les réponses à cette question de l'invisible m'arrivent encore. Par bribes. Mes pieds du matin et du soir me les ont soufflées. Par les pieds. Nooon pas par la tête... Les pieds !
Les pieds, eux les premiers, qui nous extraient du sommeil de plomb de toutes les nuits, eux qui nous mènent sitôt le café avalé, droit au boulot ou bien là il où il faut aller, ce jour-là. Les pieds aussi pour rentrer chez soi, les pieds pour aller se recueillir.

Le mouvement des pieds, oui rien de plus mécanique à première vue. Mais si j'affûte mon observation sur ces pieds-là, je mets en place une conscience différente. C'est elle qui me sort de mon bla-bla quotidien intérieur :-) Du coup, c'est l'invisible qui parle par mes pieds. Ces pieds qui me guident vers l'inconnu de tous les jours, ils m'emmènent en fait vers le tout est possible de l'invisible.

Pieds me guidant, tout ce qui compose le paysage devient relatif. Le décor est emporté par la vision floue que créé mon propre mouvement, comme quand le train file à travers les paysages.
Mais... le train fait lui aussi partie du paysage.
C'est dans cette rencontre-là que mon temps à moi se créé (secret !). Waouh, les réponses affluent toutes seules...


Verticalité :

Quand la nature s'est réveillée depuis 2 semaines environ en habit de printemps, il y avait oh comment dire, vous l'avez remarqué n'est-ce pas ?.... une si grande douceur dans l'air (divine...).

J'ai alors expérimenté une drôle de métamorphose.
Je me suis vue me redresser. J'explique : mon dos s'est tenu droit, ma colonne vertébrale s'est tendue vers le haut, le cou s'est défait de ses noeuds. Je l'ai senti comme un « besoin d'essence » qui-devait-se-faire. Et en même temps, j'ai compris qu'il s'agit pour moi d'une discipline nouvelle que de forcer un peu son corps à se tenir plus droit, émerger. Il faut faire craquer un peu ses os lol. Et la joie émerge, après ce rien d'effort.

Si je ne me tiens pas droit, si ma poitrine ne se déploie pas fière offerte, si ma tête reste vissée sur mon cou comme une boîte à coucou lol, je ne vais pas émerger.

Cycles :

Le parallèle est saisissant avec la nature. Les arbres : cycliquement, ils se vêtissent de belles fleurs pastels ensuite de leurs plus belles feuilles. Parce qu'ils ont en quelque sorte choisi leur intégration dans le cycle du développement perpétuel. Ils perdent aussi leurs feuilles à l'automne mais n'en font pas une maladie eux ! Ils restent placides, vivants toujours.... Et pourquoi ne réussirai-je pas moi aussi mon intégration dans ce cycle de vie ?

Dans ce moment de position rectiligne, il n'est plus question de bonheur ou de malheur, de bien, de mal, de juste, de faux. Seul subsiste l'optimisme présent dont me parle cet équilibre.

Et l'invisible en soi ?

Le nouveau gadget actuel qui défie les ventes, le Wii Fit et que j'ai vu en démo à la FNAC, informe mesures à l'appui, que le centre de gravité de chacun est différent. Il peut être milieu, droite, gauche. Le mien est nettement à gauche, côté coeur ? Et ça, je peux le deviner par mon pied gauche qui s'est légèrement affaissé sur la gauche lol.

Je me demande s'il est vraiment nécessaire de corriger cette position qui s'est installée au fil du temps.

J'avais peut-être besoin de commencer par ce décalage pour arriver à trouver mon vrai axe, avec mon propre bâton de pélerin, qui sait ? ;-)

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Le sens du jeu

Le vrai mystère du monde est le visible, et non l'invisible.
(Oscar Wilde - Le Portrait de Dorian Gray)

J'ai besoin ici de faire un billet parenthèse, une pause avec ma boussole et ma carte.
Juste au moment où j'avais le dos tourné, encore rêveuse devant les nouvelles altitudes que j'ai à franchir, voilà que sont venues s'imprimer vos feedbacks !

Sur ma carte, je peux à présent lire d'autres indications venues de vous, Doolores et Patricia. Vous m'avez littéralement sciée. Oui beaucoup étonnée... 
Vous m'apprenez ainsi 2 aspects nouveaux qui vous apparaissent dans ma quête : le besoin en précision et ce que vous identifiez comme générosité. Je ne réalisais pas du tout que mes billets arrivaient à transmettre cela :-) 

La précision yess !
je me sais tendre vers la clarté, je la cherche encore...
Il me parait alors indispensable d'épurer ma communication avec vous, afin d'être sûre que nous parlons de la même chose dans nos quêtes respectives, que nous pouvons avancer sur les mêmes bases...

La générosité oui, j'espère... :-) Si ma quête vous est utile, ce serait encore mon plus beau cadeau.

Me rapprochant de la fin de cette quête, je sens alors comme un anniversaire qui se trame... 1 an, 2 ans déjà ? J'aimerais célébrer cette belle fête avec vous, en image de ma quête accomplie, avec tous mes taopartenaires.
Vous êtes donc toutes invitées chez moi !

Doris, tu pourras inspecter ma garde-robe et mes bouquins lol. J'espère juste que tu ne seras pas déçue !
Qu'y trouverais-tu ? La discordance ou l'unité ? Un peu de toi, un peu de moi ? un peu de ce qui aurait pu être de meilleur pour toutes les 2, pour tous ?

Ainsi le jeu avec vous, m'aura permis de poser enfin un sens à donner sur ce que la vie ne cesse de générer : coups durs, coups mous lol, éclats de rires, douleurs, re-espérances, re-impasses...

Je comprends que ce n'est pas le jeu qui a permis que tout cela arrive. Tout cela devait arriver.
Le jeu m'a juste livré les outils pour ancrer plus solidement ma volonté, pour comprendre le visible, pour persévérer dans mes espérances, pour voir les issues....
Il m'a ouvert l'espace, il m'a offert l'air suffisant pour que j'arrête de suffoquer toute seule.

Je sais à présent que je peux.
Je sais à présent que si je prends soin de moi, je prends soin de vous aussi... :-)

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Monde de l'Air - Air 5 : Quelles relations entretiens-tu avec l'invisible ?


Pour aborder cette question pas facile du tout....
Humour s'il vous plaît ! ;-)

"Il ne fait aucun doute qu'il existe un monde invisible. Cependant, il est permis de se demander à quelle distance il se trouve du centre-ville et jusqu'à quelle heure il est ouvert. " (Woody Allen)

Le rêve est une usine invisible où l'on se retire quelques heures par semaine. Le danger, c'est que les portes se referment derrière vous, quand vous y êtes. (Felix Leclerc)


Et pourtant du côté de chez moi, l'invisible m'a appris depuis peu, le discernement :-)
L'invisible, l'innommable, l'indescriptible, le moteur à synchronicités m'a fait toucher du doigt le cercle de magie qu'il avait créé autour de moi, juste de sorte à m'extraire d'un très mauvais pas.
Il m'a appris à sourire à nouveau, de faire sourire à nouveau mon fils, voire de faire un pied de nez à moi-même, pauvre victime qui partais en souffrances... !

J'ai compris que derrière l'invisible, il y a une intention. C'est une intention qui ne juge pas, elle laisse croître...
J'ai aussi compris que cette intention, je peux l'activer par mon énergie (force vitale) seule. Si je pars en loques, il n'y aura aucun projet pour moi de prévu. Si je coopère avec ce que je ne vois pas, l'improbable, le plus fou bref, tout l'univers du pourquoi pas, là il y a matière !

Quand j'arrive à me recueillir dans le silence avec ma voix silencieuse, je me tiens aux portes de l'invisible. C'est là où je me sens le plus proche de l'éternité :) J'entre moi aussi dans l'éternité, dans le vrai échange des flux...

Il peut arriver que mes dialogues avec l'invisible s'interrompent brusquement quand les activités à l'extérieur se suivent, trop nombreuses et prédominent : au travail ou bien au cours de rencontres d'apparence conviviale. Tout va trop vite, on «  encaisse » un trop grand nombre d'informations, sans se réserver vraiment un lieu pour comprendre l'alchimie qui se produit réellement. Précisément les moments où on ne comprend rien du tout ! On perd les lieux, les repères.

On s'imagine que portée dans l'action, la participation à la vie active s'intensifie, qu'elle commence à prendre forme et qu'on la maîtrisé. Erreur...

On a déjà oublié qu'en partant si vite de chez soi, on a coupé le lien avec l'invisible.

 Le dialogue avec les âmes de passage (ou avec les anges, ou avec Dieu ou Tao ?) quand il réussit à se tenir, me mène de plus en plus vers cette réponse : soustrais-toi des situations où il n'y a rien à comprendre, sois vif dans tes actions, défais-toi de tes liens trop émotionnels, ne te cantonne plus à la réaction qui t'enchaîne.

Cette voix-là me dit aussi : maintenant que tu t'es délestée de ce fardeau, ressaisis-toi et souris ! tu peux aller plus loin. Le moment de dispenser à nouveau ce que tu as de plus lumineux autour de toi, est proche.

Tiens, c'était un peu cela que je m'étais représentée dans l'image de ma quête accomplie. Sauf que j'ignorais totalement par quelle route j'allais y accéder...  

Le jeu du Tao m'a appris à mieux tendre l'oreille aux secrets que me confie l'invisible.
En route vers la force tranquille, je pose l'épée ;-)

 

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Monde de l'Air - Air 3 : Si tu concentrais toute tes pensées sur ta quête, qu'en résulterait-il ?

J'ai sauté par inadvertance cette question...
Je vais quand même conserver l'ordre des numéros d'origine.

Peut-être après tout, une chance qui m'est accordée pour observer rétroactivement ?

« Comme une photo qui se révèle peu à peu dans la chambre noire du photographe » p. 236 du Livre du Jeu du Tao, j'arrive bien à saisir l'idée de cette évolution si longue qui se fait en moi, tout doucement...et pourtant je dois encore laisser le temps passer pour laisser les choses se faire en dehors de moi et les voir ensuite arriver...

En me concentrant sur ma quête, eh bien il s'en ensuit
un résultat certain... ;-)

 

  Apparais au grand jour :

Je me souviens alors de ce tirage Yi-King qui m'avait suggéré : "Apparais au grand jour".
Je l'avais compris comme vas-y, fonce. Je m'aperçois que c'était davantage : laisse-toi apparaître au grand jour, reviens à toi et laisse faire....

En effet, ne tenant plus qu'à un dernier fil (financièrement et avec la maladie de mon fils, toujours en cours), j'étais partie pour aller la tête droit dans le mur !
Et pour arrêter l'expansion anarchique de cette souffrance, il ne me fallait plus que la force tranquille qui se dit CHUT... : laisse émerger.

« Comme une photo qui se révèle peu à peu dans la chambre noire du photographe »,
je me suis laissée couler dans la « paresse de l'inaccomplissement »,  restant « paresseuse dans l'effort
pour économiser toute énergie tournant à perte »
p. 270.


  Un job :

De tout ceci, il en a donc résulté : ça y est, c'est fait !! Un job sur-mesure est venu à moi il y a quelques jours, en droite provenance du néant. Alors que j'avais fini depuis 7 mois d'en planter les graines.... Me voilà traductrice dans un grand groupe. Yé, petite victoire ;-) ! La durée de la mission est déterminée mais peu importe, c'est un détail... Ce fait m'indique que le cercle infernal a été brisé !
Et voilà que je sens l'air puissant et vivifiant s'engouffrer par cette brèche improbable, pour venir réanimer mes facultés gustatives, de corps et d'esprit :).

Combien de temps avais-je dormi sans air depuis le début de ma quête ?

Ainsi le cercle de magie aura opéré a posteriori sur cette question.. La magie, je me sentais presque la toucher et l'avais sentie venir un soir à moi, s'emparer imperceptiblement de mon chemin pour m'embarquer plus loin avec elle !

    2 fois, 3 fois... :

Synchronistiquement, une voisine était venue un jour avant cet avénement, frapper à ma porte pour me proposer le livre du neurologue Boris Cyrulnik – auteur d'ouvrages traitant du concept de la résilience : « Les vilains petits canards ». Gros Euréka.

Je tombe dans ce livre p.16 sur une citation de Anna Freud (éditions PUF, 1936) extraite de « Le moi et mécanismes de défense » qui dit :  "il faut frapper 2 fois pour faire un traumatisme".

Boris Cyrulnik ajoute :

"Le premier dans le réel, provoque la douleur et l'arrachement du manque. Le deuxième, dans la représentation du réel, fait naître la souffrance d'avoir été humilié, abandonné". C'est de toute évidence cette deuxième fêlure qui va amener " le vilain petit canard à travailler sans cesse sa métamorphose interminable. Alors il pourra mener une belle existence de cygne, belle et pourtant fragile parce qu'il ne pourra jamais oublier son passé de vilain petit canard.
Mais devenu cygne, il pourra y penser d'une manière supportable".

 

Aïe, dites c'est tordu chronologiquement tout ça ! J'en suis bien désolée mais impossible de traiter cette question autrement.

Et la route file si vite... ;-)

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Monde de l'Air - Air 4 : A quelle sorte de magie dois-tu faire appel ?

 

Mon fils et moi sortons tout doucement de l'étau qui était venu nous surprendre à la gorge.
Tel dans les films d'horreur, un étau qui ferait penser au dernier zombie de la liste, pas tout à fait mort, qui se relève pour assener le coup ultime.
Ou bien tel un gigantesque seau de fiente se déversant sur ma tête, actionné par quelqu'invisible potache farceur.

Jour après jour, les résultats du traitement anti-dépressif de mon fils se font sentir. Aujourd'hui il reprend l'école. Nous entrons dans une longue phase de consolidation. Aucune certitude définitive à ce stade.


Quelle magie ?
Arrivée à cette question, je m'aperçois stupéfaite que toutes les magies sont déjà en place...!
Etait-ce moi qui avais actionné ce processus ou s'était-il mis en marche tout seul ?
 

  Mes taopartenaires :

A commencer par vous, chères taopartenaires : si ce n'est pas de la magie en marche, ça ! Chacune de vous, précieuse, m'a répondu présente et chacune de vous m'a aidée sur un plan différent ! MERCI

Vous avez consolidé ma foi en la puissance de l'échange gagnant-gagnant.. Je ne peux plus me détourner de cette évidence.
 

  La prière, la valeur de la patience :

Juste avant la maladie de mon fils, je venais d'apprendre à prier à nouveau. J'avais décidé de faire appel à cette magie. Et je venais enfin de cerner la nuance entre la prière "mécanique" et la vraie prière. Quand la prière de l'âme s'élève pure, c'est un élan irrépressible qui la déclenche : coeur, respiration, tout se mobilise... C'est ainsi que la prière apporte le réconfort.

La force des événements m'avait obligée à interrompre ce travail pour écouter le regard de mon fils. Celui-ci m’a permis d’exposer à nu mes faiblesses sans honte et sans déni. Une magie qui m'a imposée un basculement de regard.
Je comprends alors mieux maintenant comment le temps doit se calculer, se vivre, s'apprécier. Pas en unités-secondes à taper du pied. Mais en unités-années, voire en unités d'éternité...
 
Du coup, cela me fait réaliser aussi comment la force tranquille vient à soi. Ou plutôt comment on va la chercher pour la ramener à soi. La force tranquille n'a rien d'un talent inné, c'est la patience qui la construit...
 
Et la patience, on peut l'initier volontairement. Quant on s'y engage, le basculement de regard est déjà accompli et la magie est en marche :)


  Le sens de la magie :

D'une liane de de pire à l'autre, j'en arrive à constater que le poids des épreuves cumulées m'ont poussée irrésistiblement vers la bouche d'aération. Une espèce de principe d'Archimède, sachant que la puissance qui va émerger de l'espace laissé libre sera exactement équivalent au volume qui était occupé par le marasme lol !

Je sens maintenant mon nez s'en émoustiller presque, au contact de réminiscences d'air (mémoire de l'air, renaissance ?), qu'il me semble être prête à accueillir pour la première fois...

Une certitude de paix vient alors faire place à tant de peurs et tant de doutes qui m'écartelaient depuis le début de ma quête.

Je m'engage à présent à pratiquer la magie de la patience. Pour mon fils, pour moi et pour le bien collectif.
 

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Monde de l'Air - Air 2 : En quoi ta quête dépasse-t-elle ta propre histoire ?

 

 Je suis persuadée à présent que le jeu du tao génère un cercle de magie, une force centrifuge qui entraîne tout dans son œil de cyclone. Une violence à la fois destructrice et bienfaitrice.

Bienfaitrice elle le devient, que quand la nécessité de la destruction se fait accepter. La mise en chaos nécessaire...

Je n'avais jamais compris jusqu'à aujourd'hui ce que voulait dire magie. Je m'en méfiais, c'est tout.
 

Depuis mon dernier billet, j'ai encore appris de moi et des autres :)

J'ai compris combien le processus du mensonge s'est interposé chaque fois que j'ai ressenti le besoin de revenir à mon être essentiel. Et ce, depuis si longtemps...
Ainsi Tao, Dieu ou moi-même ? m'ont menée à une nouvelle épreuve du Pire, celle de l'inconcevable. Ce pire a largement dépassé l'histoire que je vous racontais.. et que je me racontais aussi.


Merci bien sincèrement à toutes celles qui ont voulu me tendre la main ces jours-ci. Chacune de vous a été unique, précieuse et m'a aidée sur un plan bien précis de sa spécialité ! Je n'ai pu vous répondre. J'y étais pourtant tout à fait disposée. Mais les choses ont évolué trop vite depuis... 

Ainsi mon fils, à la suite d'une prise médicamenteuse non anodine - quant à ses effets secondaires, a subitement sombré du jour au lendemain dans un état psychologique critique. Alors qu'aucun signe précurseur ne le laissait présager...  Je me débats encore ici et maintenant, comme nuit et jour avec ce nouveau problème qui aspire mes dernières forces vitales et cela depuis 2 mois.

Ce nouvel incident m'a révélé combien je dois encore progresser. Combien mes peurs avaient réussi à faire de moi un... Monstre. Comment je distillais jour après jour ma peur de vivre à mon fils, depuis 3 ans après la séparation d'avec son père. Dans mes gestes, mes regards, mes conseils.

Je pensais sincèrement que je « faisais bien », que je faisais tout pour lui. Tout en me reniant.  


Ma quête m'apprend que la petite histoire de ma vie que je me racontais, n'a rien d'exceptionnel. Qu'elle appartient déjà à un passé pour lequel je ne vais même pas prôner l'amnésie.

Juste une histoire parmi d'autres. Rien de quoi s'en glorifier ou en pleurer.
Une succession de pas, l'un devant l'autre, faits de tentatives, de réussites, d'échecs. Ils me permettent aujourd'hui de me sentir comprise dans un TOUT dont je sais faire partie. Dont je me nourris et que je nourris à mon tour.

Ma quête enfin aura fait exploser un tas de paramètres de ma petite histoire. En cela, elle l'a largement dépassée.

Ma quête m'aura rendue plus vulnérable mais peut-être plus attentive à l'inconnu :)

   

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Monde de l'Air - Air 1 : Quel prix serais-tu prêt à payer ?

 

 

Le Monde du Feu m'a éclatée en mille morceaux. Mon licenciement et Tao m'obligent de nouveau de remettre tout à plat.
J'ai perdu mon enveloppe d'apparat, ce bouclier d'étanchéité, unique ciment que j'avais pris pour fiable, définitif.
Et voilà que je me sens légère d'une nouvelle certitude : je vais pouvoir débrancher le courant qui me liait à cette enveloppe !       

Je peux maintenant poser un regard calme et étranger sur chacune de ces parties de moi-même qui de toute évidence, ne comporte aucun lien de parenté avec l'autre.... C'était donc tout ça, moi ? Quelle cacophonie...
Ce vaste puzzle de moi-même, comme une carte du Monde, comme mon jeu de scrabble enfant, le remettre en sens. Je comprends qu'il ne m'était pas possible de réunifier tout cela, sans passer par le morcèlement.

Je comprends que le sens à tout cela, c'est le nouveau verbe qui se tient maintenant prêt à émerger, sans plus d'effort de ma part... Peu importe si le mot n'était pas dans le dictionnaire des Maux mais je vais quand même le jouer, ce scrabble. Ca pourrait être le verbe de ma quête, quelque chose comme : regarder-comprendre-rire-être. Ce sens je l'avais déjà posé intuitivement au moment d'énoncer mon désir mais il apparaissait sous la forme de : discernement-humour-détachement. Que des noms. Hé, je n'avais pas mis leur sens en action !

Quel prix ?

Un prix comparable à que celui qu'on est prêt à « payer » à la naissance d'un enfant.
Le prix de la présence à accorder à chaque instant de ce projet : celui de se dire, je veillerai, ce sera long, très long, des moments de joie, des moments pénibles aussi. Mais que je ne lâcherai pas.
Oui, c'est ça le prix que je dois y mettre : le plus cher...

En même temps,le Labyrinthe des Sagesses me donne cet indice : « les habitudes qui t'engluent dans les ornières du déjà vu, déjà entendu, déjà compris... dont il faudrait t'arracher au plus vite. »

Alors tout paradoxalement, mon prix serait : renoncer à mon sens de la conciliation. Car c'est bien ce qui m'est le plus cher... :

Celui qui m'a toujours habité, celui qui veut que "tout se passe bien", sans heurts, sans blessures de part et d'autre.
Celui qui s'exécute quand il faut dire non et qui se hérisse, en essayant de justifier son non quand il suffit de dire oui.
Celui qui se rend toute gentille, compréhensive, prête à se renier pour aller s'exiler 3 plombes durant, dans le territoire émotionnel de l'autre (alors que l'autre en est revenu, entre-temps !), aller secourir encore et encore ceux que je sais avoir ri de moi, l'instant d'avant.
Celui qui rend tout bonnement pathétique, c'est le mot !


Je pensais avoir atteint un certain "grade" dans ma motivation à concilier et réconcilier sans cesse tous les aspects de chaque problème qui se posait à moi. Je réalise que cette motivation cachait d'abord mes faiblesses : j'avais occulté de cette aspiration à la paix, les étapes importantes conditionnant la liberté mutuelle... rien qu'en ayant "déménagé" d'abord chez l'autre, trop vite...

Ce n'est pas cette paix de complaisance que je veux.

Me revient ce dicton : Qui veut la paix, prépare la guerre...
Je décide que mon prix sera le renoncement à cette image un peu édulcorée de la paix, celle que je reproduis mécaniquement tous les jours.

Mais je ne renonce pas à la Paix juste et rayonnante de la Force Tranquille...

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Bilan Feu : Qu'as-tu appris du Monde du Feu ?


 

Le Monde du Feu m'a appris que je peux à présent me déployer.
Il m'a appris que je ne peux pas perdre plus que je n'ai perdu. Je n'ai plus rien à perdre.
Le Monde du Feu m'a appris à évaluer combien pesaient lourds mes freins ! Je me prépare à m'en détacher.

 (J'aimerais beaucoup refaire plus tard une nouvelle quête. J'ai l'impression d'avoir survolé quelques questions essentielles et je n'ai pas encore toutes les réponses...)

Le Monde du Feu m'a guidée vers le discernement - indispensable. Il m'a menée vers les bonnes questions :
Quel cordon ombilical me lie à mes peurs, quel est le lien à la fois si sacré et pathétique qui m'y accroche désespérément ?
Qu'est-ce qui m'oblige à saboter sans cesse chaque action que j'entreprends ?
Comment puis-je mettre mon positivisme en action ?

Je réalise que les épreuves ont poussé mes peurs à l'extrême du supportable pour me faire crier, enfin : stop... je ne veux plus avoir peur. Je réalise que je dois accepter tous les cadeaux !

J'ai appris :

 Que ma liberté est dans ma quête de clarté et de simplicité.

 Que parfois les larmes trahissent mes faiblesses mais qu'elles me préparent aussi aux envols futurs, quand je sais les recevoir.

 Qu'il m'est possible de freiner les trop nombreuses attentes des autres par NON (merci).

 Qu'il m'est possible de faire grandir ma patience par la confiance en ma progression.

  La confrontation au pire m'a appris qu'aucun cadeau n'est inutile ! Il me revient à moi seule, de m'extraire de ce cycle d'erreurs.

  Les solutions déjà essayées n'étaient pas les bonnes. J'ai réagi mais non agi.

  Avancer au grand jour s'impose. Il n'y a plus de risques !

 

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A mes tao-partenaires

 

Bonjour M. :

J'apprécie énormément ta question qui m'aide beaucoup. Tu me fais à nouveau réaliser que j'ai avancé dans les risques déjà pris à coup de peurs, à coup de réactions. Nous progressons souvent de la sorte et pensons que les fruits récoltés en chemin nous reviennent à part entière, ce qui est à moitié vrai.

L'accumulation successive de situations douloureuses trop rapprochées est venue me rappeler que je m'y prenais peut-être maladroitement. Je m'aperçois que ceci a mobilisé de plus grosses dépenses d'énergie...
Pour faire face, j'avais jeté mon cœur aux orties, je m'étais éloignée de mon sourire... et des autres. Je m'étais éloignée de mon âme. 

Je dois reconquérir à présent ce terrain qui a laissé un trou béant. La terreur de ne plus savoir "procéder" efficacement lui a succédé.
Je dois apparaître au grand jour en agissant enfin. Oublier le comment-faire pour passer au comment-être. Autrement dit, ne rien penser du tout !

Alors je commence de nouveaux entretiens la semaine prochaine (après un licenciement abusif). Ce n'est pas évident. Je décide que mon action prendra la forme d'un bon lâcher-prise, sans effort particulier si ce n'est de réciter sereinement la préparation de mon entretien.

C'est mon engagement par rapport au tirage.

A bientôt sur ton blog ! 

 

A toi Sylvie,
Je te remercie de ton soutien inconditionnel et fidèle. J'aurais plaisir à te compter parmi mes meilleurs prescripteurs ! ;) et affiner la communication avec toi, si tu le sens : peut-être que nous pourrions nous apporter beaucoup... ! Le jeu nous y mène. Je te souhaite une belle continuation dans la réalisation de ta quête.

 

Et.... plein de pensées joyeuses à mes autres ex et still taopartenaires : Lili, Marianne, Doloores, Coco, Ikemi, Marieke, Allegra,  Chloé, Sol, Fugen et Anaka (qui reviendrez peut-être) et surtout Uranie, qui continue de m'apprendre beaucoup, par son regard inflexible et bienveillant.

Je suis impatiente de vous retrouver, bien rechargés à bloc après cette période de vacances. J'espère qu'elle vous a été bien douce !

Gros bisous,
plum' 

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