
Ah...
c'est bon d'y venir…
Parfois la vie rattrape le jeu, parfois le jeu colle à la vie et parfois aussi il se passe cette chose magique que j’entends bien sur les blogs : coïncidence entre les 2 états, un cheminement côte à côte, tout pacifié...
C’est peut-être justement à ces moments-là, qu’on est tout près de l’issue du jeu.
Mais ici, la question devient de réelle circonstance. Le jeu l’emporte. Au moment où j’aborde cette question, le jeu des serpents et des échelles (si vous y avez joué !) m’aura déjà fait dégringoler 6 étages plus bas, me renvoyant le boomerang de mon ambitieux pari - qui devait démarrer du champ professionnel - en pleine tr….
Tant de vœux pieux pour un projet de coordination positive entre les membres d'une équipe - et qui m'avaient paru si accessibles, se sont transformés en véritable cauchemar. Mes nuits, mes jours, mes week-ends soudainement rétrécis en peau de chagrin, voués au Travail Perpétuel à la solde d’autorités fantômes (remarquables de laxisme, mais pas moins prêts à pointer le doigt accusateur), vents contraires, suspicions et murmures…. Energie vitale balayée d’un coup de manche. Et précieuse liberté de l’esprit, bridée à nouveau. Adieu nouveaux rêves, s’étant apprêtés tout juste à éclore…
Méprise
Pari perdu
Voix perdue
Voie perdue.
Je me demande où positionner ma force tranquille dans ces conditions.
Gros moments de doute à présent, augmentés par les tracas d’un licenciement qu’il me faut gérer. Et le moins maladroitement possible.
La donne renversante : je suis invitée soit à démissionner, soit à être licenciée : choix on ne peut plus royal !
J’avais donc TOUT FAUX, je me suis trompée et j'accepte cette évidence.
De tout cela, mon premier réflexe est de me dire que ce qui bloque la réussite de ma quête aujourd’hui, c'est moi :
Une appréciation de toute évidence erronée de l’attente des autres. Je saisis à chaque fois mécaniquement la perche que me tend mon mental, en anticipant hâtivement sur les besoins présumés des autres : l'investissement de « trop », un surplus qui ne servira en définitive aucune des parties...
La non-maîtrise de l’expression visible de mon être : corporelle, émotionnelle et autres. Un certain nombre de signes inconscients émis renvoient manifestement au regard d'autrui des messages paradoxaux. Ils déjouent l'élan positif de ma volonté que je sais bien présent, toute aggripée que je reste à mon cheminement du jeu du Tao.
Ah que n’avoir de corps…
Prendre les devants avant d'énoncer la pensée spontanée en réaction, le mot de trop qui viendra court-circuiter les flux d'énergie positifs en puissance, dans la communication en cours. Me souvenir que résilience, c'est agir (à temps), non réagir.
La non-reconnaissance de mes limites : je décide d’admettre que penser à m'engouffrer dans des responsabilités démesurées (comme de tenir le pari de travailler pour 4 comme je l'ai fait) alors que je n'ai plus vingt ans, est preuve de grand irréalisme. Que mes facultés et aptitudes déclinent dans l'ordre logique des choses. Et plutôt que de tendre vers la conquête de nouveaux territoires, peut-être d'abord consolider le chemin parcouru.
Pour asseoir ma force tranquille, je dois me placer dans des cadres à ma taille.
Je comprends mieux pourquoi il était recommandé de placer son désir très haut, pour commencer. Embrasser l'ensemble des possibilités puis trier, discerner.
Alors pour conclure : pour que ma quête réussisse, quelques nouvelles dosettes d'humilité à me dépêcher.
C'est Tao qui vient de me l'apprendre : c'est même certain...